SCÈNE II
Hamsati descend suivie de ses femmes. Elle adresse des reproches à Douchmanta qui la néglige et sans doute cache de nouvelles amours sous cette apparence de froideur. Madhavya la rassure et lui dit que le roi n'est occupé d'aucune femme, mais seulement en proie à une profonde mélancolie, il faut le distraire et non le quereller. Hamsati change de batteries. Elle se montre aussi aimable qu'elle était hautaine tout à l'heure. Elle s'assied aux pieds de Douchmanta, lui fait mille caresses et cherche à l'entraîner dans un pas. Mais le roi brouille les figures et garde sa tristesse. Elle le quitte alors, et après l'avoir reconduit au trône, danse elle-même devant lui, tâchant de réveiller son ancien amour par des pas voluptueux. Elle commande et dirige les Bayadères qui forment des pas et des entrelacements bizarres à la manière indoue. Plusieurs femmes se réunissent et s'enchevêtrent de façon à former un paon ouvrant sa queue en roue, un éléphant portant le dieu Câma sur son dos et autres figures de la mythologie indienne. Douchmanta ne prête à ces divertissements qu'une attention machinale, comme celle d'un fou regardant un spectacle dont il ne comprend plus le sens.