‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 46 sur 235 · FAIM-ALBIN · texte numérisé non relu

FAIM-ALBIN

Je suis d'avis pourtant qu'une touche de rouge sous l'œil allume le regard, et qu'une assassine, posée au coin, de la lèvre, donne du piquant à la physionomie... Prendrez- vous votre sachet de peau d'Espagne? Ces bons villageois ont quelquefois l'odeur forte.

CÉLINDE.

La violette des bob, attiédie sur mon cœur, sera notre seul parfum.

SAINT-ALBIN

J'apprécie la violette; mais le musc et l'eau de Portugal ont bien leur charme.

CÉLINDE.

Un charme perfide, qui enivre et qui trouble... La nature repousse tous ces vains raffinements.

- SAINT-ALBIN

Vous ferez comme vous voudrez, vous serez toujours jolie»

Il prend son chapeau.

CÉLINDE.

Vous sortez encore?

SAINT-ALBiN.

Je n'ai pas mis les pieds dehors depuis un siècle.

CÉLINDE.

Vous êtes resté absent hier toute la journée.

SAINT-ALBIN

Est-ce hier que je suis allé à Paris... pour ces affaires que voih savez?... 11 me semhlait qu'il y avait plus longtemps,

CÉLINDE.

Ce n'est pas galant, ce que vous dites là.

SAINT-ALBIN

Vous avez vraiment un mauvais caractcie. J'ai parlé sans

intention... Adieu, je vais faire un tour de promenade et méditer au fond des bois sur la vraie manière de rendre les hommes heureux.

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