‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 79 sur 235 · MARMOTTE · texte numérisé non relu

MARMOTTE

J'entends éternuer, et je ne vois personne !

GÉRONTE

C'est moi qui...

MARINÏTTE.

Hais quelle est cette voix qui résonne?

Un fantôme, un esprit!...

GÉAOSITB.

Eh 1 non ; c'est moi,

MAR1NETTE

Qui donc?

GÉRONTE

Et votre corps } où donc est-il ?

* FRONTIN, décoiffant Géronte.

Pardon !

Monsieur, vous oubliez que pour être visible Il faut vous décoiffer.

Marînette.

Àh ! quelle peur horrible, Monsieur, vous m'avez faite ?

géronte.

Allons, rassure-toi ; Je vais en quatre mots dissiper ton effroi :

Ce chapeau, qu'il sufût d'ôter et de remettre, Me fait à volonté paraître et disparaître !

MAhhlETT'E, â part.

Feignons d'être timide et jouons l'embarras.

GÉRONTE

La place que tu veux, mon enfant, tu l'auras.

MARINETTE

Tous étiez là, monsieur? Vous m'avez entendue?... Le trouble... la pudeur... Ah ! je suis confondue !

GÉRONTE

Ton dévouement pour moi s'est fait connaître ainsi.

Pendant que nous voilà, si nous tentions aussi,

Avec ce talisman, une autre expérience,

Pour savoir ce qu'Inez sur votre compte pense ?

GÉRONTE

Pourquoi faire, Frontin ? Je ne suis pas aimé !

FRONTIN

Si, vous Têtes. Le cœur est un livre fermé ; H faut qu'il soit ouvert pour qu'on y puisse lire.

MARINETTE

Voulez-vous qu'une femme aille d'abord vous dire Les feux dont en secret elle brûle pour vous ?

GÉRONTE

Mais elle m'a vingt fois refusé pour époux !

FRONTIN

Et vous vous arrêtez à de telles vétilles ?

Le véritable sens du non des jeunes filles, C'est oui !

MARINETTE

Monsieur, je suis de l'avis de Frontin :

Mademoiselle Inez vous aime, c'est certain.

GÉRONTE

Prends ma clef, Marinette ; ouvre, entre et fais en sorte Sous un prétexte en l'air, que ma pupille sorte.

Marinette entre dans la maison.

le; tricorne enchanté. 153

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