‹ Théâtre: mystère, comédies et ballets (volume 2)Chapitre 81 sur 235 · LES MÊMES, VA I ÈRE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, VA I ÈRE

INEZ

Valère, en ce moment, Ici?

VALÈRE, feignant de ne pas voir Géronte, pendant toute la »cène.

Rassurez-vous ; je ne suis plus le même ; Je ne viens pas vous dire, Inez, que je vous aime! Mon cœur est revenu de ces frivolités.

INEZ

En me parlant ainsi, monsieur, vous m'enchantez.

VALÈRE

Je ne veux pas lutter contre un oncle adorable. ••

inez. .

Adoré !

FRONTIN, à Géronle.

Vous voyez.

VALÈRE

Mille fois préférable A son neveu...

GÉRONTE

C'est vrai,

VALÈRE

Qui n'a que ses vingt ans.r.

MAR1NETTE

Mérite qui décroît et passe avec le temps.

GÉRONTE, à Frontin.

Cette fille a du sens.

FRONTIN, à Gérohle.

Continuons l'épreuve.

VALÈRE

Vous épousez Géronte !

INEZ

Oui.

VALÈRE

Je sais une veuve, Belle de deux maisons et de cent mille francs; Quels yeux à ses appas seraient indifférents?

INEZ

C'est un fort bon parti : Faites ce mariage.

GÉRONTE

Le monde va finir; mon neveu devient sage!

VALÈRE

Cet hymen m'enrichit, et j'en veux profiter, Comme tout bon neveu le doit, pour acquitter,

Sans y jeter les yeux, les comptes de tutelle De mon oncle.

GÉROJHTE.

C'est grand !

lirez.

Une femme peul-elle Abandonner ses biens à l'époux de sou choix?

VALÈRE. '

Assurément.

INEZ

Je cède à Géronte mes droits.

GBRONTEi

Ah! quel beau trait!

FROKTIN. .

Fort beau 1

IHEZ.

Mëg deux fermes en Brie, Mes terres au soleil* tant (M bois qu'en prairie, Mes rentes, ma maison sur lé pont Saint-Michel, Mes nippes, mes bijoux...

GÉRONTE

Poursuis, ange du ciel!

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