LES MÊMES, VA I ÈRE
INEZ
Valère, en ce moment, Ici?
VALÈRE, feignant de ne pas voir Géronte, pendant toute la »cène.
Rassurez-vous ; je ne suis plus le même ; Je ne viens pas vous dire, Inez, que je vous aime! Mon cœur est revenu de ces frivolités.
INEZ
En me parlant ainsi, monsieur, vous m'enchantez.
VALÈRE
Je ne veux pas lutter contre un oncle adorable. ••
inez. .
Adoré !
FRONTIN, à Géronle.
Vous voyez.
VALÈRE
Mille fois préférable A son neveu...
GÉRONTE
C'est vrai,
VALÈRE
Qui n'a que ses vingt ans.r.
MAR1NETTE
Mérite qui décroît et passe avec le temps.
GÉRONTE, à Frontin.
Cette fille a du sens.
FRONTIN, à Gérohle.
Continuons l'épreuve.
VALÈRE
Vous épousez Géronte !
INEZ
Oui.
VALÈRE
Je sais une veuve, Belle de deux maisons et de cent mille francs; Quels yeux à ses appas seraient indifférents?
INEZ
C'est un fort bon parti : Faites ce mariage.
GÉRONTE
Le monde va finir; mon neveu devient sage!
VALÈRE
Cet hymen m'enrichit, et j'en veux profiter, Comme tout bon neveu le doit, pour acquitter,
Sans y jeter les yeux, les comptes de tutelle De mon oncle.
GÉROJHTE.
C'est grand !
lirez.
Une femme peul-elle Abandonner ses biens à l'époux de sou choix?
VALÈRE. '
Assurément.
INEZ
Je cède à Géronte mes droits.
GBRONTEi
Ah! quel beau trait!
FROKTIN. .
Fort beau 1
IHEZ.
Mëg deux fermes en Brie, Mes terres au soleil* tant (M bois qu'en prairie, Mes rentes, ma maison sur lé pont Saint-Michel, Mes nippes, mes bijoux...
GÉRONTE
Poursuis, ange du ciel!