‹ Théâtre: mystere, comédies et balletsChapitre 177 sur 228 · SCÈNE YIl · texte numérisé non relu

SCÈNE YIl

Achmet, à demi convaincu par Roucem, et doutant déjà de la vision, qu'il met sur le compte de l'opium, commande qu' on fasse revenir les femmes. Nourmalial, emj)loyant toutes les ressources de la coquetterie, réveille dans le cœur d" Achmet l'ancienne passion qu'il avait pour elle. Achmet, reconquis à la réalité, va pour jeter le mouchoir à Xourmahal ; mais la Péri, qui, dès le commencement de cette scène, a reparu, invisible pour tous, saisit h? mouchoir, le jette à terre, le foule aux pieds, et remet dans les mains d'Achmet le bouquet mystérieux, preuve de la vérité de son rêve. Tous les souvenirs d'Achmet se réveillent avec force; il porte l'étoile à sa bouche, et la Péri se révèle à lui, Iriste, affligée. — Quoi! est-ce ainsi que tu mérites d'être l'amant d'un esprit supérieur? Te voici déjà retombé dans les liens terrestres ! je ne veux pas d'un cœur partagé. Adieu! — Kilo disparaît, om|iortaiit avec elle le sélam magique, dont Aclimet n'est plus digne. - — Nourmahal, étonnée de tout cela et de la froideur subite qui succède aux protestations d'amour

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(rAdiniet, a recours (rahord aux laruifs, aux siiiiplications; puis elle éclate eu reproches. Acliuiet, fatigué de ses obsessions, la repousse, la chasse et la vend au marchand d'esclaves, Ommèyl, sans se laisser attendrir par les prières des autres odalisques. La Péri, redevenue visible, heureuse de son triomphe, frappe de joie dans ses petites mains, et, se penchant sur l'épaule d'Achmet, elle lui rend le bouquet magique. — Npnrmahal sort avec le marchand en laisant un geste de menace et de vengeance.

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