‹ Théâtre: mystere, comédies et balletsChapitre 55 sur 228 · L.\ ROSIMKIVF · texte numérisé non relu

L.\ ROSIMKIVF

Je dois cela à mon gros vieux Crésus. — Il me paye des maîtres de toutes sortes. Je ne les reçois pas, mais je leur donne leur cachet, et c'est comme si j'avais j)ris ma leçon.

M. DE VAUDORÉ

Elle deviendra une Ninon, une Mariou Delorme, une Âspasie ! — Je ferai les fonds nécessaires. l'avertissf.ir.

Madame, ou va ronuiiencor.

I,A ROSIMÈNE.

C'est bon; c'csl b(»ii... Le publie pcul bien altcndrc. Il faut que ji' nie inetle en Ir.ini. .le n.ii pa^ tra\;iillé aujouiiriiui.

A iwrssr. coNViiiishiN.

SCEXE T\

f.ES MEMES, CKI.INDE. I. E OIT..

Ma chère petite, ne vous échauffez pas si fort. Votre corsage est dt'jà tout monilh'' de sueur.

TOUS

Célinde!

CÉI.IMDE.

Vous ne dmsez pas ce soir; je reprends mon service.

I,A ROSIMÈ>E.

C'est une indignité, c'est nue horreur! J'ai dos (iroits que je ferai valoir; et mon costume, qui me coûte les yeux de la tête!

CÉLI>DE

Cela regarde M. de Vaudoré.

LE CHEVALIER, s'avançant vers Célinde.

Est-ce à votre ombre que je parle, Célinde? En tous cas, on n'aurait jamais vu plus gracieux revenant.

CÉI.I.NDE.

C'est bien moi, chevalier. Commandeur, je vous invite pour ce soir. Nous ferons des folies jusqu'au matin; je tâcherai que vous ne vous endormiez pas.

LE COMMANDEUR, quittant la llosimi'ne.

Je serai plus éveille qu'un émerillon.

CÉLINDE.

Marquis, j'ai à me faire pardonner bien des torts, .l'ai calomnié l'autre fois votre esprit et vos mollets. — Venez, je serai cliarmnnte comme mie coupable.

LE MARQUIS. 11 passo du col.' do r.i'lindo.

Vn sourire de votre bouche fait oublier bien dts paroles piquantes.

CÉLINDE, à part.

Lui prendrai-je son Vaudoré? Non, il est trop laid et trop bête. Laissons-le-lui; la clémence sied aux grandes âmes.

l'avertisseur.

Madame, c'est à vous.

CÉLINDE.

.\dieu, messieurs, à bienlùt... Due, venez me prendre après mon pas, — vous me conduirez chez

I,E CIIEV.VI.IKI'..

.le vous avais bien dit que ces bergeries-là ne dureraient point... Bon sang nu peut mentir.

ri.\ Il h l.A rAI>M. (.ON VtUblO.N

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