I.ORD DURLEY
Non, Paul, restez, — je sais votre amitié discrète :
(\ Georges.)
Vous êtes le tuteur de miss Lavinia?
GEORGES, surpris et troublé.
Quel démon ou quel traître ainsi le renseigna?
Oui, mylord; mais ce nom qui vous l'a fait connaître?
PAUL, à part.
Sur le jardin de George aurait-il sa fenêtre!
LORD DURLEY.
Un pur hasard. — J'étais, en simple désœuvré, Pour y voir les tableaux, dans une église entré, A cette heure où toujours la solitude y règne; Une jeune personne, à côté de sa duègne, S'était agenouillée et priait au saint lieu. — Où je venais pour l'art, elle venait pour Dieu. — Sans qu'elle m'apercùt, car In nef était sombre.
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Elle sons un rayon, et moi voili' |i;ii- IHiuhre;
.le coiilL'iiiitlai joiiiilomps son front pur, (juc le joiir,
Kn le dorant, semblait désigner à l'amour.
Tout en la regardant, mon Ame sentait fondre
Cet ennuifroid et noir comme nn brouillard de Londre,
Kt que j'ai d'Angleterre en France rapporté.
Mon cœur, d'entre les morts, était ressuscité !
Son oraison tînie, elle ajusta sa mante
Et sortit à pas lents, sérieuse et charmante.
Jusque sous le portail, de loin je la suivis;
Un coupé l'attendait aux marches du parvis;
Mais si rapidement que partit la voiture,
Moi, je tenais un fil pour nouer l'aventure.
PAUL, à part.
Le sort de la bataille à prévoir est aisé Entre ton amour chauve et cet amour frisé.
LORD DURLEY.
Sous la voilette bleue et la capote verte, J'avais pu reconnaître, heureuse découverte! Près de la belle enfant, miss Lucy Caméron, Chez ma sœur autrefois lectrice et chaperon, A qui je paye encore une petite rente, — Chose en soi naturelle et fort indifférente; Mais en touchant la somme hier, elle signa : Reçu tant. Miss Lucy, chez miss Lavinia. Par l'indication de sa nouvelle adresse.