I.n DOCTEUR
[le cette alïectiou je connais le remède, Tarissez ce flacon, ([u'à prix d'or je vous cède, Pour elle votre amour se trouvera guéri Comme si vous fussiez devenu son ntari.
AUIEQUIN.
Je n'eu crois pas un mot; CL^tto liipu'iir vermeille Qui rit dans le cristal à travers la bouteille, Qu'est-ce?
LE DOCTEUR
C'est l'élixir de longue vie.
ARLEQUIN
Eh bien , Puisque je veux mourir, cela ne me vaut rien.
LE DOCïKUR,
l)OU ! tuez vous d'aljord, et diles qu'on infiltre.
Vous mort, entre vos dents, trois gouttesde mou pliillre,
Plus disp:»s que jamais vous ressusciterez;
Tu revenant au jour quel effet vous ferez '
Par ce Irt'pas galant Colombine attendrie
Vous Iciid ^a bl inc'e main, avec vous se marie.
Et vousavoz bieiitol, honrenx ol ti'iomphants,
Commoanx contes de fée, une niasse d'enfants !
ARLEQUIN
Grand merci! si ia drogue allait être éventée?... Mais, docteur, dites-moi, par qui fut inventée. Cette rare liqueur, dont les pliiltres si forts Conservent les vivants, rendent la vie aux morts?