ACTE TROISIÈME
Mais, nom de Dieu I Courtin, vous ne vous en tirerez pas avec lin beau geste, ni avec des phrases... Ça, parlileu! vous saurez toujours trouver des insolences... Mais il n'y a ici personne qui vous regarde... Personne lie vous entend... Et moi... vous savez comme je m'en moque!... (Changeant de ton.] Otez donc votrc chapeau.
COIRTIN, gêné.
Mais... je m'en vais...
mi'.o' Tenez!... C'est idiot... Quoi?... Pour le plaisir de faire le malin, vous allez vous perdre tout à fait...
(Courtin ôtc son chapeau, se tamponne le front.) VOUS noyer...
entraîner avec vous... Vous n'êtes pas seul dans la vie... (Un temps. Timidement.) Est-ce que la baronne sait?
COURTI.N'
Tout... Elle sait tout.
BIRON
Ahl la pauvre femme !!!
COURTIN
Pauvre Thérèse !...
BIRON
Pauvre Thérèse
COl'UTIN, poursuivant, amer.
Et elle voulait venir vous trouver ce matin...
lié bien?
COCRTIN, plus amci".
Elle se crovait de force à émouvoh' le cœur d'un
164 r.E FOYER.
ami... (Il iiaiisse les épaules.) Elle parlait de votre désintéressement... (Même geste.) Ah! il me tarde de lui épargner mie humiliation.
mnON, criant.
Mais quelle humiliation?
COURTI>', sans répondre.
Moi... je ne voulais rien vous demander... J'aurais aussi bien fait... J'ai eu tout à l'heure un attendrissement stupide. (Il hausse les épaules.) Mais je ne regrette rien...
lilRON
Vous allez l'empêcher de venir?
COL'RTI.X, de haut.
Ah! ça!...
BIRON, furieux.
Vous voulez donc que nous nous brouillions tous?... (Un temps.) Yous ètes donc fou... fou... complètement fou?... (Persuasif.) Ah! croyez-moi, vous ètes mal inspiré, ce matin... Voyons, Courlin... Tout peut encore s'arranger... Non?..; Tenez... je suis meilleur que vous ne pensez... (Un temps.) Revenez me demander à déjeuner... (Regardant la pendule.) à une heure... D'ici là, j'aurai peut-être trouvé un moyen...
COURTIN, interrompant.
Qui me coûterait trop cher...
lîIRON
Encore ! . . .
COURTIN
Dieu merci!... il me reste des amis qui ne font pas que des affaires...