ACTE PREMIER. i
n'.vrnEr.vAL Alors, le billard?
COl'UTIN
Il tient sans doute un peu dos deux...
BI(!0>, intfrromp.'iiit.
Qui a gagné?
d'aidruval J'ai perdu... les deux parties.
J'en étais sûr... Jeune homme, vous n'êtes pas (!e
force. (Se levant cl Inpaiil sur lt'p;iulo d.- Coiirtin.j Voilà noil'e
maître à tons.
cour.Ti.N Comme vous êtes aimable I
THÉHÈSE
Mon ami. il est en veine d'amabilité.
El!c s'éloigne. D'.Vnljirval la siiil en causan!. COUR! 15, redescciiilaul, à Biroii.
Tout de mémo, d'Auberval fait des progrès.
iiinO.N, se retournant, n gardant Tliérèse cl d'.^ii!jjr\al prir-«!(S5us l'ciiaule de Courtin.
Oui... Oui...
COCRTIN
Il arriverait à vous battre que cela ne m'éti nnerait pas.
nir.OX, même attitude.
Nous verrons... notis verrons...
Ils remintent en coii.'inn.-.nl «le causer.
30 I.E HiYHl.
THÉP.ÈSE, qui redescend, bas à d'Auborval.
Avez-vous parlé avec le haron de l'eTtvploi de l'^lo '.' d'auberval, bas.
Impossible de placer un mot... La cîiaTit'é tout le temps... la charité sans arrêter... la charité sans pitié...
THÉRÈSE
Pourquoi vous obstinez-voas à lui tenir tête?
EIRON, à Courtin, poorsuivant une conversatioii.
Vraiment?... vous le trouvez intelligent?... Vous m'étoniiez !
conniN Je vous assure... Un peu paradoxal, un peu gamin... mais doué...
*mo> C'est-à-dire qu'il lit des feuilles avancées, et, dans les salons, ea lui donne une attitude. Un socialiste en gilet à fleurs... Un farceur.
COCKTI.X
Plus convaincu que vous ne pensez... Ce qui me fait peur, justement, dans le socialisme, c'est qu'il "séduit tous les jeunes gens. Mon cher Biron, je ne sais pas, en vérité, quel avenir nous préparent nos impitoyables cadets.
BIRON
Bah! ils feront comme nous : ils vieillirojU. DAlBEUVAL, ijui était ch vive cOnveKsalion avec Thérèse.
N'est-ce pas, baron, que Le Foyer aura îjrentôt dix ans d'existence?