‹ ThéâtreChapitre 162 sur 190 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

MADEMOISELLE DARANDO', MADEMOISELLE RAMBERT AUBRY, LACAVE, CHIQIETTE, puis COURTIN.

MADEMOISELLE RAMBERT, ess'jufllée.

Mais OÙ l'a-t-on mise? Vous courez... Vous courez... Où l'a-t-on mise ?

MADEMOISELLE BARA^DON, essoufflée aussi.

Dès que la pauvre petite (Elle soupire.) a eu repris, à peu près, sa connaissance... je l'ai portée dans ma chambre... Elle n'était pas lourde I...

Elle pleure.

MADEMOISELLE R.iMEERT, se rcnieUant en marche. Dans votre chambre ?.. . Enfermée ?. . .

MADEMOISELLE B.\Ra:ïDO>

Oui... avec M"*^ Antoinette, que j'ai prévenue aussitôt...

MADEMOISELLE RAMBERT

Bon !... Rien ne presse tant, alors?

COURTI.N, paraissant à la porte de droite.

Ah!... Eh bien?

MADEMOLSELI.E RAMBERT

La petite est sous clef, gardée par h concierge... Nous avons un instant... (Plus bas.) Il faut bien savoir ce

qu on va faire... Apercevant les petites qui balavent. Faites-

moi le- plaisir d'aller balayer dans le préau, et un peu vite.

Les petites dégringolent le perron.

COIT.TIN

Pourvu quon la sauve, mon Dieu !... (Changeant de ton.] Comment s'appelle-t-elle, déjà ?

M-VDEMOISELLK UAMBERT

Mézy. . .

MADEMOISELLE liARA.XDOX

Caroline Mézy !.. . Mon Dieu !... Mon Dieu I...

COURTI.N, considérant M"» Barandon.

Laisser une petite toute une journée et toute une

nuit, dans un placard !... (M»* Barandon se cache la lêtc dans

son mouchoir.) Je n'ai jamais vu ça!... On n'a jamais vu ça !... (V )!"• Uanibert.) A-t-elIc des parents ?

XIAIEMOISELLE RAMIîEr.T

Sa mère...

A Paris?

COLRTIiN

MALiEMOISELLE RAMBERT

Elle était placée à Paris... Une coureuse... Elle est partie, en province, je ne sais où...

COURT !>'

Personne ne vient la voir ?

MADEMOISELLE RAMBEKT

Personne... Heureusement... (A M"' Baran.lon qui scit remise à sangloter.; Ce n'est guère le moment de pleurer, ma fille... mais de tâcher à réparer le mal que vous avez fait.

COURTI.N. qui va de long en large.

C'est effrayant !... C'est effrayant !...

MADEMOISELLE nAMBEî'.T, à M"' Barandon qui cunlinuc de jileurei.

Taisez-vous donc, à la fin !... On va vous entendre.

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