‹ ThéâtreChapitre 47 sur 190 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

DUFRtRE

Vous me l'apprenez !

LERIBLE

Hé!... L'on en parle... l'on en parle beaucoup...

DUFRÈRE

Potins, monsieur Lerible... potins!...

LERTBLE

Bien sûr... bien sur!... (l'a pciit silence.) Vous èles discret, monsieur Dufrère... vous avez raison... Hier, M. Biron que j'ai vu...

DUFRÈUE, intéressé.

Vous avez raison... Hier, M. Biron?

LERIBLE Oui!... Oh! en passant... iDevanl l'œil interrogateur tic Dufrère.) Rien... rien!... (Regardant la pendule.) Deux heures, déjà!... C'est que... voyez-vous... j'ai un rendez-vous obligatoire... C'est bien ennuyeux!

DUFRÈRE

Mais le baron va rentrer d'un instant à l'autre...

Lerible marche, ou plutôt glisse dans la pièce, touchant aux meubles, palpant les bibelots.

LERIBLE Bien ennuyeux... (Petit silence. Regardant toujours autour de lui.) Ça ferait une belle vente ici... Mâtin! (Sur un mouvement de Dufrère, il tourne sur lui-même, et reprend.) Oh ! je dis ça... pour exprimer mon admiration... (Il va jusqu'au

canapé, qu'il caresse du revers de la main.) Une vieille connaissance... Oui... oui!... ça vient de la faillite Pamard?

DUFRÈRE

Je crois...

LERIBLE

Mon Dieu! tout m'intéresse... Ce pauvre M. Pamardl... Je le lui avais bien dit. Il a été trop vite!... (Il reprend sa marche glissée.) Qu'est-ce qu'on m'a raconté! Il paraît que M. le baron a eu une grande déception, l'autre jour...

DUFRÈRK

Ah!

LERIBr.E

Oui... Celte visite de la duchesse de Saragosse au Foyer. . .

DUFRÈRE

Eh bien?

LERIBLE

... n'a rien donné... rien donné... (Levant les bras.) Cinq cents francs.

Racontars !

DUFRERE

LERIBLE

Bien sûr... bien sur!... (Levant les bras.) La charité devient un métier si difficile! aujourd'hui... Regardant la pendule.) Non, monsieur Dufrèreje ne puis plus attendre... Vous présenterez toutes mes excuses à M. le baron... (H se dispose à partir.) C'est bien ciinuyeux.

DUFRÈRE

La Bourse, hein?

LERIBLE

C'est que... je ne vais jamais à la Bourse... La Bourse,

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