ACTE DEUXIEME
DUFRÈRE
Mais il ne s'agit pas de la petite Mézy... Il s'agit d'une certaine Louisette Lapar...
THÉRÈSE
Le fouet? Les brutalités?... Je sais... C'est absurde I... Ces fillettes... ces femmes... tout ce monde a le goiU du romanesque... Comme au couvent. •
DUFRÈRE
En tout cas, cette lettre a singulièrement inquiété le baron... Il aura voulu faire une enquête...
THÉRÈSE
Monsieur Dufrère... moi, c'est bien autre chose qui me préoccupe... Depuis quelque temps, je vois si souvent le baron soucieux, absorbé... Avec son caractère, vous conviendrez qu'il y a de quoi s'émouvoir... Enfin, il a beaucoup changé... (Aimablement.;, Je connais la confiance qu'il a en vous et que vous méritez...
DIFRÈRE, s'iucliiiant.
Madame...
Julie entre par la petite porte <ie gauche. JILIE
Madame la baronne, c'est le Bon Marché.
Dufrère se détourne insensiblement et considère une bonbonnière qu'il a piùse sur lo guèndon voisin du canapé.
THÉRÈSE
Dites qu'il y a beaucoup de rendus.
JL'LIE, insistant.
Mais, madame la baronne...
THÉRÈSE
«}ue je passerai...
JULIE, même ton.
Mais, madame la baronne, c'est un inspecteur.
THÉRÈSE, après un regard à Dufrére qui ne bronche pas.
Eh bien, ma petite Julie, faites-le attendre. (Poussant Julie jusqu'à la porte.) Je suis sortie... le baron est sorti... il va rentrer... Ce que vous voudrez. (Julie sori.; Ah!... Je voudrais bien qu'il rentre!...
DUFRÈRE
Il va rentrer...
Vn polit silence.
THÉRÈSE
Je comprends, monsieur Dufrère, que vous ne trahissiez pas le baron. Mais vous avez bien le droit de m'avcrtir si quelque malheur nous menace.
DIFRÈRE
11 n'en est pas question.
Alors d'où viennent les soucis qu'il a ? J'ai peur de l'interroger. Je n'ose plus lui demander d'argent... Il est positivement gêné... Pourquoi?
DCFRÈRE
Pour toutes sortes de raisons... madame, excusezmoi...
THÉRÈSE, aimable.
Allez donc ... (Changeant de ton. Pourtant, nous faisons des économies... Il y a bien des choses...
DUFRÈRE
N'empêche... la maison est encore très lourde.