‹ Théâtrè par Jean LorrainChapitre 40 sur 113 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Un charnier dans une lande de bruyères, une file de r/ihets se dresse de f/auche à droite Jusqu'au fond de la scène, c'est comme une allée de potences qui va en diminuant vers l'horizon, des formes noires se balancent accrochées à ceua: du lointain, les bois de justice du premier plan n'ont pas de pendus ; ils dominent tous les bruyères défleuries, montés chacun sur un cube de pierre d'au moins deux mètres de haut.

Au lever du rideau deux mendiantes, deux vieilles femmes gueniileuses et sordides sont accroupies au pied d'un des yibets^ elles ont devant elles chacune une besace dont elles soupèsent et émimèrent le contenu; le ciel est rouge à l'horizon, c'est le crépuscule.

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