‹ ThéâtreChapitre 110 sur 116 · VOIX DE FEMMES · texte numérisé non relu

VOIX DE FEMMES

Mors stupe/jit et natiira^ Cum resurget creatura, Judicaiitl responsura.

LORELEY

Pourquoi cçs chants d'église et ces cierges funèbres '?

J'ai peur! J'ai toujours peur maintenant. Les ténèbres,

Que j'implorais de toi, mon beau Christ adoré,

Pour y baigner mon âme et mon cœur ulcéré,

Les voici donc enfin, et, brûlante de fièvre,

Ma chair reste épeurée et tremble comme un lièvre.

LES VOIX

Judex ergo cum sedetjit, Quldquid latet appareblt Nil inultum remanehil.

LOREIJ<]Y, toujours immobile.

Que font autour de moi ces li^'ures en deuil ?

(Elle se lève et va regarder dans le corU'ge au-dessus des épaules des prtHres et des femmes.)

Elles suivent un mort... un mort dans son cercueil 1

(Comptant les bières eutre les épaules des pénitents.)

Un cercueil, deux cercueils, un autre, un autre encore !...

(Poussant un grand cri et venant se précipiter sur le |devant [de la scène.)

Ah! je comprends enfin... Impitoyable Lore,

C'est leur sang qui Tenglue et te fait trébucher.

(L'Évéque paraît en ce moment sous un dais de velours noir porté par quatre clercs; il est mitre de noir et en chape de deuil, des enfants de chœur soutiennent sa chape, d'autres agitent des encensoirs; suite du cortège.)

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