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Une fille!
I/INTENDANT
D'une beauté merveilleuse et dont la robe de brocart luit étrangement dans la nuit.
Quelque ribaude! L'audace de mon fils dépasse cette fois les bornes, et pour cette gouge le prince réclame à moi, sa mère, alcôve tiède et souper fleuri?
(Silence.)
MENGEOTTE.qui est allée voira la fenêtre.
Oh ! je ne peux pas la voir, le vent abat la flamme des torches.
(Une troisiôjne fanfare éclate avec plus d'insistance.)
L'INTENDANT
Monseigneur attend le bon vouloir de Sa Majesté.
ence.
L'INTENDANT
Le froid est vif, cette nuit, les chevaux s'ébrouent et les hommes s'impatientent.
LA REINE
Est-ce à dire, maître Onfroy, que nous courons les dangers d'un assaut?
L'INTENDANT
Que sa majesté me pardonne, mais je n'ai fait qu'obéir
aux ordres de mons2igneur.
Et vous avez eu tort, messire Onfroy, de croire que votre reine pût tenir auberge et re'duit de luxure pour les proies de couchette de monseigneur son fils. Allez.
L'INTENDANT, la tête basse.
La fille est blessée et mourante, elle a du sang partout, c'est un suaire et un cercueil que demande le prince, bien plus que des draps et un lit.
LA REINE
Que ne le disais-tu plus tôt, inutile bavard? Une blessée; une agonisante? va dire au prince qu'il entre, nous l'attendons ici; (àMaheude) et toi, va m'enfermer ces jeunes filles (elle désigne Mengeotte elles trois autres jeunes filles) ; tu reviendras ensuite m assister. Toi, demeure, Raimbaude.
(Maheude sort avec les jeunes filles et Mengeotte; l'intendant est déjà sorti.