‹ ThéâtreChapitre 145 sur 156 · SCÈNE VII MALVINA, JULES, PAUL caché · texte numérisé non relu

SCÈNE VII MALVINA, JULES, PAUL caché

JULES

Enfin, seuls ! Oh ! Malvina. combien je vous aime, et que j'ai donc de hàtc, non pas seulement à vous le

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dire. Oui, je vous aime, comme un fou. Jamais je ne vous le répéterai assez. Mais cette place n'est pas propice aux épanchements. Votre porte est ouverte. Entrons dans la maison et...

MALVINA

Halte-là ! mon maître. Moi aussi, je vous aime. Je vous le prouve en étant ici avec vous. Mais combien je risque en faisant ce que je fais, et quelles terribles conséquences ma conduite peut m'attirer ! Oh! j'en suis bien désolée, mais il me faut prendre des précautions. Enfin, entrez chez moi, oui, mais sans argent, jamais de la vie. Où est votre argent ?

JULES

Tranquillisez-vous. On est un homme d'honneur. Voyez ce sac. (Il court à l'endroit où il a déposé son sac, triomphalement le rapporte et le dépose aux pieds de Malvina éblouie.) Ce sac est à vous. Je vous aime tant que je vous donnerai tout ce que vous voudrez.

Un éclair de joie illumine le visage de Malvina. Devant le sac, elle danse un pas voluptueux. Des dessous de dentelle s'envolent, Jules est fou et émerveillé. Il tombe avec passion aux pieds de la danseuse.

Mais l'orage qui menaçait, éclate.

JULES

Diable ! il pleut. (Il prend son sac et va le mettre à l'abri, sous le balcon.) Malvina, je vais vous couvrir de mon parapluie. Troussez-vous pour éviter les éclaboussures. Satané parapluie, je ne puis l'ouvrir. Enfin, victoire, j'ai réussi, le voici ouvert. Venez, mon ange, et entrons dans cette cage dorée...

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