‹ ThéâtreChapitre 44 sur 156 · SCENE DEUXIEME · texte numérisé non relu

SCENE DEUXIEME

PHILIPPE

Diable! c'est que je n'en suis pas très sûr, de mon milieu.

RAOUL

Eh bien, supprime-le.

PHILIPPE

C'est permis? Oh! mais ça va tout seul, alors... Merci !... Cependant, si je supprime le commencement et le milieu, il ne restera plus que la fin et ce n'est pas avec ça que je parlerai trois heures.

RAOUL

Tu te répéteras, parbleu ! Nous ne faisons que ça, nous, au Palais.

PHILIPPE

Je ne voudrais pourtant pas endormir Suzanne.

RAOUL

Oh ! quelle idée ! je la magnétiserai.

PHILIPPE

Dis donc, si je restais à court, tu m'enverrais le mot?

RAOUL

Impossible ! je nai pas le droit de parler. Et puis, chacun pour soi, mon cher !

PHILIPPE

Ah! c'est ainsi? Eh bien, mon vieux, puisqu'on m'oblige à parler, je vais farranger aux petits oignons. Je vais t'éreinter dans les grands prix. Le voilà, mon milieu, je le tiens !

RAOUL

Tu ne feras pas cela ?

PHILIPPE

Non... Je vais me gêner!... D'ailleurs, que voulonsnous ? Etre le préféré de Suzanne. En nous aidant mutuellement, nous ferions donc un métier de dupe. Tu as raison... Les coudées franches, chacun pour soi !

Cinq heures sonnent.

RAOUL

Voici Suzanne !

Suzanne entre.

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