XII PREFACE
beau volume X Orfèvrerie algérienne et tunisienne, tandis qu'à Paris vous donnez ce Théâtre oh. plus d'une fois — dans le ballet de Y Arbre cVamour, estampe populaire du temps passé, revivifiée par vous, et dans l'amusant monolog-ue de XHùtel Drouot, par exemple, — vous vous rappelez encore que vous êtes un critique d'art fort érudit et un collectionneur très averti.
Mais je suis certain que vous avez un faible pour le présent volume. L'homme qui a fait une pièce devient immédiatement un être spécial qui donnerait tout l'univers pour cette pièce. J'ai entendu un jour un général admiré, une haute intelligence militaire, me dire sérieusement : « Quel dommage que je n'aie pas écrit pour le théâtre ! Si vous saviez les idées que j'avais ! » Michelet aussi rêvait d'écrire des drames, et, au sortir dune pièce de son voisin Meilhac, aux Variétés, j'ai surpris chez ce délicieux et profond esprit qu'était Jules Simon, le vag-ue reg-ret que sa dignité d'homme d'Etat le retînt loin de la rampe. Ses fils, du moins, ont, pour leur propre compte, réalisé son désir. Et vous avez raison de publier voire Théâtre, si varié, je le répète, si personnel, et de « faire du théâtre », comme on dit, puisque vous l'aimez. De ce théâtre d'art et d'atelier, de séduction et de choix, vous avez goûté le charme,