‹ ThéâtreChapitre 80 sur 156 · LES DEUX COURTISANES · texte numérisé non relu

LES DEUX COURTISANES

Les Mêmes, ROSAURA, SYLVIA

Rosaura paraît, appuyée sur l'épaide de Sykiu. Elle s'évente arec son cfwsse-mouches. Toutes les deux causent et admirent la salle du festin.

ROSAURA

C'est superbe ! quelle richesse !

SYLVIA

Ce palais est merveilleux. Tout est charmant ici. DON JUAN, s'inclinant devant elles.

Ce qu'il y a de plus beau ici maintenant, c'est vous. Je suis votre esclave. Vous serez reines dans ce palais et reines dans mon cœur.

Il leur offre des fleurs qu'il prend sur la table et leur baise galamment la main.

SGANARELLE, à fart.

Courtiser deux femmes à la fois ! Après tout, ce n'est pas beaucoup pour lui, car je l'ai vu souvent en aimer davantage. (Il compte sur ses doigts, une, deux, trois, quatre, cinq... Il traverse la scène et s'adresse au public.) Vous ne me croyez pas ? C'est comme je vous le dis. Parole d'honneur !

DON JUAN

Qu'on se hâte ! Le Commandeur va venir bientôt.

SYLVIA

Je ne le crois pas.

DON JUAN

Je vous le promets.

ROSAURA, tournée vers la fenêtre.

Voyez. Il est toujours debout, immobile sur son socle, dans sa pose majestueuse, son bâton de Commandeur à la main. Comment voulez- vous qu'il vienne ?

DON JUAN

Je vous le jure. Il sera des nôtres. C'est un gentilhomme, il tiendra sa parole. Je l'attends.

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