‹ ThéâtreChapitre 96 sur 156 · ACTE TROISIEME i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME i

^ LE COMMANDEUR, SB frappant la poitrine.

Ah! la raison me revient! Qn'ai-je fait? Quel moment d'égarement! Là haut, j'ai bu, j'ai dansé avec Don Juan, avec des courtisanes éhontées ! (Montrant le perron.) Puis, j'ai descendu ces marches en trébuchant devant le peuple ; j'ai été la risée de tous. Mes anciens vassaux m'ont hué, moi, le Commandeur! moi, le maître vénéré ! Et ce n'est pas un rêve ! (Courbant le front.) Je me fais honte à moi-même, à moi, dont les malheurs inspiraient à tous le respect.

// pion (je la tète entre ses mains.

La fenêtre du palais s'oucre. Don Juan à ce moment paraît au balcon. Il rit et bafoue son hôte.

LE COMMANDEUR sc redresse, et dirigeant son bras

vers lui.

Misérable ! C'est indigne de se railler ainsi d'un vieillard. Impie et libertin! Séducteur sans vergogne ! Prends garde ! J'appellerai sur toi les foudres du ciel que tu as insulté. Don Juan, malheur li toi! Je te maudis !

Après ces imprécations , la statue, accablée, se laisse choir sur le banc.

SCÈ.XE YI

Page 1