SCENE I
PRKMIKR CITOYKN, au bourgeois.
Sache d'abord que maintenant tout le monde se tutoie. Ensuite, un conseil : ne te fais pas une affaire avec la bande des tricoteuses qui se sont adjugé la police de la Convention. Elles ont la main leste!...
LK BOURGEOIS, brandissant sa canne.
Moi aussi !
PREMIÈRE TRICOTEUSE, se relonnuinl
vers la porte.
Holà! du renfort!
(Elle court en chercher dans Vinlèricur.)
PREMIER CITOYEN
Je crains qu'il n'en cuise bientôt à ta compagne.
LE BOURGEOIS
Mon épouse?
PREMIER CITOYEN
Ne sais-tu pas de quelle façon les tricoteuses ^vissent, quand elles ont appréhendé une per- 3nne du sexe?
LE BOURGEOIS, au citoyen.
Q.uoi?... Que veux-tu raconter?...
PREMIER CITOYEN
Je te prédis que si tu ne fais pas détaler ta femme, il va lui arriver, comme à tant d'autres, d'être fouettée !
LA BOURGEOISE
Ciel!... Sauvons-nous!
LE BOURGEOIS
Vite!... Viens, ma bonne!... Viens, ma douce! (A son iulcrlocnteiir.) Merci, honnête citoyen !
(Les deux époux s'éclipsent dans la joule.)
SCÈ'H.E II
Les MÊMES, moins le Bourgeois et la Bourgeoise, un Groupe de Tricoteuses.
LA BRANCHU, apparaissant au nombre des tricoteuses à la porte de l'Assemblée, et retroussant ses manches. Où est-ce qu'il y a une mijaurée?