‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 27 sur 220 · ACTE I, SCÙNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÙNE VIII

MARIANNE

Pour un acte aussi grave, mon père, qui pourtant vous respecte de toute son âme, mon père m'a promis que, fût-il seul à m'accompagner, Je l'aurais à mon côté !

MADAME VILARD-DUVAL, se retirant.

Ah!... C'est bien!... c'est bien!... Achevez ensemble votre complot contre moi !

MARIANNE, la retenant.

Mère chérie, dans la minute où nous sommes, ne me jugez pas à votre mesure, mais selon ce que je suis ! Je n'aperçois de mal qu'à vous désobéir; je n'en aperçois pas à me remarier... Vous qui m'avez été toujours bien maternelle, examinez si votre devoir le plus tutélaire, le plus pieux, n'est pas de m'épargner une transgression de votre volonté. Rendez-moi libre de mon destin, permettez-moi de l'accomplir innocemment !

MADAME VILARD-DUVAL

Que te répondre?... Tous mes sentiments s'entre-déchirent!... Non, je ne peux pas renier ma croyance!...

52 LEDEDAI.E

MARIANNE

Maman !

Mais jamais non plus je n'irai jusqu'à te maudire. Aurais-tu commis un crime, tu serais toujours ma iillel

(Elle s'éloigne vers la tKirte de gauche, au deuxii-mr

plan.)

MARIANNE

De grâce, un mot de plus!... Ne me quitte/. pas de cette façon ! Ne partez pas ainsi ! Ditesmoi, je vous en prie, quelques paroles moins amèrcs !

MADAME VILARD-DUVAL

Fais ce que tu voudras ! . . .

MARIANNE

Oh!...

MADAME VILARD-DUVAL

Et que Dieu ne te punisse pas! (Elle sort.)

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