VIL.\RD-DUVAL
Qu'allez-vous chercher?
GUILLAUME
Je no cherche rien. J'insiste simplement pour être mis en présence de ma femme.
Nous devons nous y opposer.
Certainement !
GUILLAUME
En ce cas, je ne discute plus : j'exige. Je veux voir ma femme. (Il fait un pas en avant.)
VILARD-DUVAL
Vous ne passerez pas !
MADAME VILARD-DUVAL
Laissez-moi parler. (A Guillaume.) Je me décide à vous donner un motif pour lequel vous ne serez pas sans égard. Je n'y suis pas auto-
l62 LE DÉDALE
risct: par Marianne. Je prends sur moi de vous faire cette communication. Vous savez que, durant des heures récentes, elle a eu lieu de croire que son fils était condamné. Elle aura, sans doute, réentendu de loin ma voix, qui l'a toujours avertie que vous mettiez dans son existence la menace d'unt grande punition. L'enfant a survécu. Mais, en échange, c'est l'union néfaste qui est morte : Marianne ne peut plus se regarder comme votre femme.
GUILLAUME, incrédule.
Elle aurait résolu cela?
MADAME V I L A R D - D U V A L
Prenez-vous-en à moi, qui l'ai fortifiée pour cette abjuration. Considérez que Marianne est désormais séparée de vous par la puissance d'un vœu.
GUILLAUME
C'est impossible!... Elle m'aurait fait pressentir une détermination aussi féroce... Comment, hier encore, m'aurait-elle annoncé joyeusement son retour?
MADAMK VILARD-DUVAL.
Vous constatez pourtant qu'elle s'est arrêtée