SCE'K^E VI MARIE-JEAXNE, SABINE
SABINE, revenant du Palace.
Tu es dehors?... Tu n'as pas froid?... Ton air est étrange. Tu souris, et en même temps ton front est grave et plissé.
Monsfeur Stang}% avec la libéralité que vous lui connaissez, se charge de faire une position à Didier. Il a pris l'engagement de l'enrichir promptement, à condition que mon mari aille le suppléer en Amérique d'ici huit jours.
SABINE
Ah ! bah !
MARIE-JEANNE
Vous êtes bien d'avis que cela ne pouvait se refuser ?
SABINE
Certes ! C'est une aubaine inespérée ! Didier
aurait eu bien de la difficulté dans nos alentours à retrouver un emploi important. Tandis qu'il aura grand bénéfice et l'approbation unanime, en s'imposant, pendant un certain délai, de s'expatrier... Mais toi, ma chérie, es-tu de force à supporter cette séparation ?
Moi? Je ne me séparerai pas de Didier.
SABINE
Que dis-tu ?
MARI E-JEANNE
Je dis que j'accompagnerai mon mari.
SABINE
C'est de la divagation ! Comment ! tu n'es pas seulement convalescente, et tu prétendrais te mettre à naviguer par delà les Antilles, vers des côtes où les rayons d'un soleil nouveau minent les plus robustes!... Allons! tu n'y songes pas !
MARIE-JEANNE
Vous savez bien que ce qui m'a rendue malade, c'est de voir Didier aux prises avec l'adversité, vaincu, terrassé par le découragement! Je serai guérie quand je le verrai