ACTE II, SCÈNE VIII
LÉONORE , li Gérard.
Laissons-les donc !... Et, toi, pareillement, viens m'écouter.
GÉRARD
Non ! Il n'y aura d'établi, de démontré, que ce qui, à nous quatre, défiera sur-le-champ toute réfutation.
RAYMOND
Certainement!... (A Giselle.) Laquelle de vous, ce soir, est remontée la dernière?
LÉONORE, à Gérard.
Nous sommes remontées en même temps.
GISELLE, à Raymond.
Q.ue voulais-tu tirer de là?
Celle qui se serait attardée seule ici l'aurait fait évidemment pour ôter cette barre.
GISELLE
C'est moi qui l'ai ôtée... J'ai eu le sentiment de manquer d'air. Il n'y a pas de crime, j'imagine, à vouloir respirer.
GÉRARD
La chose grave, en effet, n'est pas d'avoir
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ouvert cette porte, mais, en s'en allant, de l'avoir laissée ouverte. Qui a pris cette responsabilité?
GISELLE
Léonore a été d'avis qu'aucun intrus n'était à craindre.
Je n'aurais pas eu la force de refermer : je n'avais pas eu celle d'ouvrir.
RAYMOND , à GhcUc.
Est-ce vrai ?
GISELLE
C'est vrai qu'elle a dit ne pas pouvoir... Mais, Raymond, sur la tête de nos enfitnts, je te jure que je n'ai rien à me reprocher !
GÉRARD, à Lroiiore.
Et toi, jureras-tu?
LÉONORE
Oui.
GÉRARD
Sur quoi ?
LÉONORE
Sur ce que tu voudras !