‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 28 sur 134 · ACTE II, SCÈNE XV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XV

Soit! Sachez donc l'horreur qui se prépare et n'assumez pas qu'elle soit : il est parti se tuer.

RAYMOND ET GÉRARD , ensemble.

Ah!

Mais moi, je l'empêcherai!

GERARD, lui barrant le passage.

De quoi vous mêlez-vous ?

RAYMOND, eiitraiiiaiii Xeste vers un fauteuil.

Vous ne nous quitterez pas.

N E s T E , Quoi ! vous me liez à votre crime !

RAYMOND, gardant le viarquis.

(A Gérard.) Va voir!... Où est-il ?

GERARD, sur le seuil, suivant des yeux le trajet de Vivarce.

Il a dépassé la maison du garde... Il gagne le saut-de-loup... Il a disparu...

Oh!... Au moins, jurez-moi que vos accusations incertaines qui, pour moitié, pèsent forcément sur une innocente, jurez-moi que tout le mauvais songe de cette nuit va s'enterrer avec cet homme qui retourne à la terre...

RAYMOND

Qu'est-ce que sa mort change à nos doutes ?. . .

NESTE.

Et l'exemple qu'il vous donne, le compterezvous pour rien ? Xe pouvez-vous sacrifier des soupçons obscurs et la persécution sur vos femmes, pendant que lui, l'autre ! pour la délivrance de tous, sacrifie sa vie ?

GÉRARD

Il reste toujours une coupable...

(On entend un coup de feu.)

NESTE.

Elle est punie!... (Un silence.) Sentez-vous passer le froid de la mort, sous qui toutes les récriminations des vivants sont chétives et n'ont plus qu'à se faire muettes ?

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