ACTE II, SCÈNE V
SCÈ'KE V
Les Mêmes, KERBEL, RAGUAIS.
Kerhel se dirige vers sa femme et Orcieu; Ragnais vers M^^ d' Orcieu, au premier plan.
RAGUAIS.
Ma femme est ici !
MADAME D ' O R C I E U j inauiète.
Ah!
RAGUAIS.
Et elle me fait demander à voir Isabelle.
MADAME d'oRCIEU.
Vous avez consenti ?
RAGUAIS.
Comment vouliez-vous que je dise non?
MADAME d'oRCIEU.
Alors, défendez à la petite de faire encore aucune confidence.
Je n'ai plus de prétexte décent. Quelle opinion donnemis-je de moi à ma fille? Elle m'a déjà tant harcelé à ce sujet.
Son premier soin va être de tout raconter à sa mère.
RAGUAIS.
Probablement. Mais quoi? Elles vont se retrouver en tête à tête trois jours plus tôt que nous ne l'avions prévu, voilà tout.
MADAME d'oRCIEU.
Que va-t-il se passer !
RAGUAIS.
Mme de Raguais aime passionnément sa fille. Je me dis qu'il foudra bien, à son tour, qu'elle fléchisse devant la fatalité de cet amour que nous n'avons pas su empêcher.
MADAME d'oRCIEU.
Oubliez-vous qu'au moment de votre rupture votre femme vous a menacé d'un éclat, dont vous l'avez crue capable?