MADAME LESERRE, JULES, LOUIS
M^ LESERRE se lève comme un ressort, voudraii avancer mais, trop saisie, reste clouée sur place.
LOUIS va vers sa mère, les bras tendus. — Maman! Maman chérie! (Aussi vite qu'un subit rayon de soleil un sourire de bonheur, d'ineffable bonheur passe sur la figure de madame Leserre. — Puis, totxl d'un coup, elle s'affaisse très doucement dans son fauteuil.)
IULES qui a tout observé, accourt et lui soutient les épaules.
LOUIS est arrivé auprès d'elle. A genoux. — Maman, ma petite, ma brave petite maman! C'est moi — Louis, qui reviens auprès de toi! — Oh! Tu ne veux plus me voir parce que j'ai été méchant, parce que, en voulant frapper Georges, je t'ai atteinte, toi aussi. Mais puisque je reviens — pviisquc c'est touti Allons, maman! (Il veut lui relever la tête. Mais de» qu'il la lâche, elle retombe, inerte, et, comme Jules
abandonne en même temps les épaules, tout le corps s'écroule.)
JULES, on ne peut plus effrayé. — Elle est morte.
LOUIS, effaré, les yeux hagards, et dans un cri. — ÎVlorte! (Il étreint sa mère, fou de douleur et de désespoir.)