LISETTE, PASQUIN
PASQUIN
Madame, il dit que je ne m'impatiente pas; il en parle bien à son aise, le Bonhomme.
J'ai de la peine à croire qu'il vous en coûte tant d'attendre, monsieur; c'est par galanterie que vous faites l'impatient; à peine êtes-vous*arrivé ! Votre atnour ne saurait être bien fort; ce n'est tout au piu$ qu'un amour naissant.
PASQUm.
Vous vous trompez, prodige de nos jours I un amour de votre façon ne reste pas longtemps au berceau : votre premier coup d'œil a fait naître le mien, io second lui a donné des forces, et le troisième Ta rendu grand garçon. Tâchons de rétablir au plus vite; ayez soin de lui, puisque vous êtes sa
^ LISETTE
Trouvez-vous qu'on le maltraite? est-il si abandonné?
PASQUUf.
En attendant qu'il soil pourvu, doAQez-Uil seulameaft votre belle main blanche, pour l'amuser un peu.
LISETTE
Tenez donc, petit importun, puisqu'on ne saurait avoir la paix qu'en vous amusant.
PASQUIN, lui baisant la main.
Cher joujou de mon âme ! cela me réfouil comme du vin délicieux. Quel dommage de n'en avoir que roquUlet
LISETTE. •" « '
Allons, arrêtez*vous ; vous êtes trop avide. '
PAsaum.
Je ne demande qu'à me soutenir en attendant que je vivo.
JNe Xaut-il pas avoir de la raison ?
PASQUIN
De la raison ? Hélas! je l'ai perdue : vos beaux yeux sont le9*fikHi8 Quime root volée.
LISETTE
possible que me le persua
Mais est-il possible que vous m'aimiez tant? Je ne saurais der.
PASQUm.
Je ne me soucie pas de ce qui est possible, moi ; mais je vous aime eomme un perdu, et vous verrez blea dans votre miroir que cela est juste, ^ a ^ ^ .' , r
LISETTE
Mon miroir ne servirait qu'à me rendre phis incrédule.
PASQUIN
Ahl mignonne adorable, votre humilité ne serait donc qu'une hypocrite!
USBTTE.
Quelqu'un vient à nous : c'est votre valet.