‹ ThéâtreChapitre 153 sur 405 · SCÈNE II TRIVELIN, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCÈNE II TRIVELIN, ARLEQUIN

TRIVELIN, après quelque temps.

Eh bien, que voulez-vous que je fasse de l'écritoire et du papier que vous m'avez fait prendre ?

ARLEQUIN

Donnez -vous patience, mon domestique.

TRIVELIN

Tant qu'il vous plaira.

ARLEQUIN

Dites-moi, qui est-ce qui me nourrit ici ?

TRIVELIX.

C'est le prince.

ARLEQUIN

Par la sambille ! la bonne chère que je fais me donne des scrupules.

TRIVELIN

D'où vient donc ?

ARLEQUIN

Mardi ! j'ai peur d'être en pension sans le savoir.

TRIVELIN

Ah ! ah ! ah ! ah !

ARLEQUIN

De quoi riez-vous, grand benêt ?

Je ris de votre idée, qui est plaisante. Allez, allez, seigneur Arlequin, mangez en toute sûreté de conscience et buvez de même.

ARLEQUIN

Dame ! je prends mes repas dans la bonne foi ; il me serait bien rude de me voir apporter le mémoire de ma dépense ; mais je vous crois. Ditesmoi, à présent, comment s'appelle celui qui rend compte au prince de ses affaires ?

TRIVELIN

Son secrétaire d'État, voulez-vous dire ?

ARLEQUIN

Oui ; j'ai dessein de lui faire un écrit pour le prier d'avertir le prince que je m'ennuie, et de lui

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