‹ ThéâtreChapitre 223 sur 405 · ACTE II — SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II — SCÈNE IX

LA MARQUISE

Écoutez, je n'avais pas moins besoin de cette explication-là que vous.

LE CHEVALIER

Que vous me charmez ! Que vous me donnez de

joie ! (Il lui baise la main.)

LA MARQUISE, riant.

On le prendrait pour mon amant, de la manière dont il me remercie.

LE CHEVALIER

Ma foi, je défie un amant de vous aimer plus que je fais ; je n'aurais jamais cru que l'amitié allât si loin, cela est surprenant ; l'amour est moins vif.

LA MARQUISE

Et cependant il n'y a rien de trop.

LE CHEVALIER

Non, il n'y a rien de trop ; mais il me reste une grâce à vous demander. Gardez- vous Hortensius ? Je crois qu'il est fâché de me voir ici, et je sais lire aussi bien que lui.

LA MARQUISE

Eh bien, chevalier, il faut le renvoyer : voilà toute la façon qu'il faut faire.

LE CHEVALIER

Et le comte, qu'en ferons-nous ? Il m'inquiète un peu.

LA MARQUISE

On le congédiera aussi ; je veux que vous soyez content, je veux vous mettre en repos. Donnez-moi la main, je serais bien aise de me promener dans le jardin.

LE CHEVALIER

Allons, marquise.

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