ACTE I — SCÈNE I
que ce visage-là, pendant qu'il promène partout ailleurs cette physionomie si aimable que nous lui voyons, et qui n'est qu'un masque qu'il prend au sortir de chez lui. TTCTn-rTr
LISETTE
Quel fantasque avec ses deux visages !
SILVIA
N'est-on pas content de Léandre quand on le voit ? Eh bien, chez lui, c'est im homme qui ne dit mot, qui ne rit ni qui ne gronde ; c'est une âme glacée, solitaire, inaccessible. Sa femme ne la connaît point, n'a point de commerce avec elle ; elle n'est mariée qu'avec une figure qui sort d'un cabinet, qui vient à table et qui fait expirer de langueur, de froid et d'ennui, tout ce qui l'environne. N'est-ce pas là un mari bien amusant ?
LISETTE
Je gèle au récit que vous m'en faites ; mais Tersandre, par exemple ?