‹ ThéâtreChapitre 332 sur 405 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

MONSIEUR DAMIS

Doucement !...

ÉRASTE

Ah ! c'est vous-même.

MONSIEUR DAMIS, à part.

C'est mon fils. , ^ , ^__

ÉRASTE

Eh bien ! .. Angélique, me condamnerez- vous à mourir de douleur ?^ Vous m'avez dit tantôt que vous m'aimiez, vos beaux yeux me l'ont confirmé par les regards les plus aimables et les plus tendres ; mais de quoi me servira d'être aimé, si je vous perds ? Au nom de notre amour, Angélique, puisque vous m'avez permis de me flatter du vôtre, gardezvous à ma tendresse. Je vous en conjure par ces charmes que le ciel semble n'avoir destinés que pour moi, par cette main adorable sur laquelle je

vous jure un amour éternel. (M. Damis veut retirer sa

main.) Ne la retirez pas, Angélique, et dédommagez Éraste du plaisir qu'il n'a point de voir vos beaux yeux, par l'assurance de n'être jamais qu'à lui. Parlez, Angélique.

MONSIEUR DAMIS, à part.

J'entends du bruit. (Haut.) Taisez-vous, petit sot.

(Il «e dégage des mains d'Éraste.)

ÉRASTE

Juste ciel ! qu'entends-je ? Vous me fuyez ! Ah! Lisette, n'es-tu pas là ?

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