‹ ThéâtreChapitre 392 sur 405 · ACTE III — SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III — SCÈNE V

ARLEQUIN

Oh 1 monsieur, point du tout.

LISETTE

Vous, l'épouser !

ARLEQUIN

Jamais.

DORANTE

Tais-toi... Ne me retiens point, Lisette ; que me veux-tu ? ^j3^^^^

Eh, doucement ! donnez-vous le temps de respirer. Ah ! que vous êtes changé I

ARLEQUIN

C'est cette perfide qui le fâche ; mais ce ne sera

"^^' LISETTE

Vous ressouvenez-vous que j'appartiens à madame la comtesse, monsieur ? L'avez-vous oubliée elle-même? dorante.

Non ; je l'honore, je la respecte toujours ; mais je pars, si tu n'achèves.

LISETTE

Eh bien ! monsieur, je finis. Qu'est-ce que c'est que les hommes !

DORANTE, s'en aUant.

Adieu.

ARLEQUIN

Cours après.

LISETTE

Attendez donc, monsieur.

DORANTE

C'est que tes exclamations sur les hommes sont si mal placées, que j'en rougis pour ta maîtresse.

ARLEQUIN

Véritablement l'exclamation est effrontée avec nous, supprime-la. ^^^^^^^

C'est pourtant de sa part que je viens vous dire qu'elle souhaite vous parler.

DORANTE

Quoi ! tout à l'heure ?

LISETTE

Oui, monsieur.

Le plus tôt c'est le mieux.

DORANTE

Te tairas-tu, toi ? Est-ce que tu es raccommodé avec Lisette ? , ^, ^^,

ARLEQUIN

Hélas ! monsieur, l'amour l'a voulu, et il est le maître ; car je ne le voulais pas, moi.

DORANTE

Ce sont tes affaires. Quant à moi, Lisette, dites à madame la comtesse que je la conjure de vouloir bien remettre notre entretien ; que j'ai, pour le différer, des raisons que je lui dirai. Je lui en demande mille pardons ; mais elle m'approuvera elle-même.

LISETTE

Monsieur, il faut qu'elle vous parle ; elle le veut.

ARLEQUIN, se mettant à genoux.

Et voici moi qui vous en supplie à deux genoux. Allez, monsieur, cette bonne dame est amendée ; je suis persuadé qu'elle vous dira d'excellentes choses pour le renouvellement de votre amour.

DORANTE

Je crois que tu as perdu l'esprit. En un mot,

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