‹ ThéâtreChapitre 405 sur 405 · ACTE III — SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III — SCÈNE X

LISETTE

Je suis contente. r^

Quoi ! Dorante à mes genoux !

DORANTE

Et plus pénétré d'amour qu'ii ne le fut jamais.

LA COMTESSE

Levez-vous. Dorante m'aime donc encore?

DORANTE

Et n'a jamais cessé de vous aimer.

LA COMTESSE

Et la marquise ?

DORANTE

C'est elle à qui je devrai votre cœur, si vous me le rendez, comtesse ; elle a tout conduit.

LA COMTESSE

Ah ! je respire ! Que de chagrin vous m'avez donné ! Comment avez-vous pu feindre si longtemps ?

DORANTE

Je ne l'ai pu qu'à force d'amour ; j'espérais de regagner ce que j'aime.

LA COMTESSE, avec force.

Eh ! où est la marquise, que je l'embrasse ?

LA MARQUISE, s' approchant et l'embrassant.

La voilà, comtesse. Sommes-nous bonnes amies ?

LA COMTESSE

Je vous ai l'obligation d'être heureuse et raisonnable. (Dorante baise la main de la comtesse.)

Quant à vous, chevalier, je vous conseille de

porter votre main ailleurs ; il n'y a point d'appare»ç6-*qge/f)ersQpne vous en défasse ici.

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