‹ ThéâtreChapitre 96 sur 405 · SCENE V LÉLIO, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCENE V LÉLIO, ARLEQUIN

ARLEQUIN

Ah çà ! monsieur, voilà qui est donc fait ! c'est maintenant qu'il faut dire : « Va comme je te pousse. » Vive l'amour, mon cher maître, et faites chorus ! Car il n'y a pas deux chemins ; il faut passer par là ou par la fenêtre.

LÉLIO

Ah 1 je suis un homme sans jugement.

ARLEQUIN

Je ne vous dispute point cela.

LÉLIO

Arlequin, je ne devais jamais revoir de femmes.

ARLEQUIN

Monsieur, il fallait donc être aveugle.

LÉLIO

Il me prend envie de m'enfermer chez moi, et de n'en sortir de six mois. (Arlequin siffle.) De quoi t'avises-tu de siffler ?

Vous dites une chanson, et je l'accompagne. Ne vous fâchez pas ; j'ai de bonnes nouvelles à vous apprendre. Cette comtesse vous aime, et la voilà qui vient vous donner le dernier coup à vous.

LÉLIO, à part.

Cachons-lui ma faiblesse ; peut-être ne la saitelle pas encore.

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