‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 115 sur 286 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

(JC U 1 PE.

Et, digne d’un tel sang, ce prince est généreux?

LE CHOEUR

Nous ne le vantons pas ; mais son peuple est heureux.

OEDIPE

O monarque, en effet, né pour le rang suprême!

Ne peut-il un moment se rendre ici lui-même ?

LE CHOEUR

Vous serez satisfait; bientôt vous l’y verrez. Aujourd’hui, visitant ces rivages sacrés,

Il vient au dieu des mers offrir un sacrifice.

OEDIPE

Il entendra «nés vœux.

LE CHOEUR

Et leur sera propice.

Il soutient les mortels qu^n’ont plus de soutien;

Mais, vous, qui des héros desirez l’entretien, Dites-nous quel pays, quel rang vous a vu naître?

OEDIPE

O ma fille!

AHTICPKE.

Il se cache. A quoi bon le connaître?

ŒDIPE

Mon rang et mon pays ?

LE CHOEDl.

Eh bien, vous hésitez?

OEDIPE A COLONE

ANTIGONE

Ne vous suffit-il point de ses Calamités ?

ŒDIPE

Entre les dieux et moi que mon secret repose.

LE CHOEUR

Des maux que vous souffrez seriez-vous donc la cause 7

ICDIPE.

Pourquoi concevez-vous des soupçons odieux ?

* LE CHŒUh.

Et pourquoi des secrets entre vous et les dieux ?

OE DIPE

N’aggravez point encor le tourment qui m’qpcable.

LE CHŒUR

Sous ces tristes lambeaux cachez-YOus un coupable ?

ŒDine.

Ah ! ces tristes lambeaux sont les débris d’un roi.

LE CHŒUR

De quelque dieu vengeur subissez-vous la loi ?

Que ferai-je , Antigone ?

ANTIGONE. 4

A peine je respire.

LE CHŒUR

Votre nom ? vos parens? quel était votre empire?

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