‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 140 sur 286 · ANTIGONE, POLYNICE, LE CHOEUR · texte numérisé non relu

ANTIGONE, POLYNICE, LE CHOEUR

POLYNICE

C’est trop long-temps souffrir, achevez mon trépas.

Polynice !

ANTIGONE

POLYNICE

Ma sœur; ah! si tu peux m’entendre,

Viens, ouvre-moi tes bras; ma sœur, viens me défendre.

ANTIGONE

Tu l’appelles, mon frère; elle est auprès de toi.* Ses bras te sont ouverts.

Je t’entends! je te voi!

Ton aspect de mes maux calme la violence ; Les filles de l’enfer respectent ta présence.

ANTIGONE

Elles t’ont répondu?...

POLYNICE

Par un oracle affreux.

ANTIGONE

Sans daigner accepter ton encens* et tes vœux ?

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