‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 167 sur 286 · MAT H AM · texte numérisé non relu

MAT H AM

Oh! sans doute. Et pourquoi Ne vois-je pas encor ma fille auprès de moi?

BRIGITE.

C’est qu’elle sommeillait. Elle est un peu troublée.

D’un péril qui n’est plus trop souvent accablée,

Elle pense en dormant être au milieu des feux. Tranquille, cette nuit elle entr’ouvrait les yeux,

En s’écriant : « Il vient : voilà , voilà mon père ;

» J’entends sa douce voix. » Si Zoé vous est chère,

La pauvre enfant vous aime, et jusques aujourd’hui Elle n’a respiré que pour vous et pour lui.

NATHAN

Pour lui, dis-tu? qui, lui?

BRIGITE.

Mais, lui... qui l’a sauvée.

MATHAM.

O bonheur! Et qui donc? qui me l’a conservée?

NATHAN LE SAGE

BRIGITE.

C’est un jeune Français , un de ces chevaliers Qui rendent si fameux le nom de templiers.

L’a me de Saladin pour lui seul adoucie,

A ce chrétien captif avait laissé la vie.

NATHAN

Que de ressorts cachés! quel étonnant destin!

Un chevalier Français qu’épargne Saladin !

BU IGITE.

Oui, sans doute, un Français, un templier, vous dis-je. nAthan.

Dieu ! pour sauver Zoé tu faisais un prodige !

BRIGITE.

Sans ce brave chrétien...

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