‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 195 sur 286 · ACTE II, SCÈNE IV. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV. a

ZOÉ

Ces regards , cette voix vous ont cherché long-temps : Vous étiez occupé de soins plus importans 5 Et même à vous revoir je n’osais plus prétendre.

Vous ne répondez pas?

MOKTFORT.

J'aime mieux vous entendre.

ZOÉ

Braver les feux ! la mort î un chevalier chrétien Le peut... pour une juive... et quelquefois pour rien.

MOKTFORT.

Brigite a répété... Quel était mon délire!

ZOÉ

Ce qu’elle a répété, vous avez pu le dire.

MOKTFORT.

Je suis vaincu, puni : c’est assez vous venger.

Juste ciel ! â ce point j'osais vous affliger !

Je ne mérite pas le pardon que j’implore.

ZOÉ

Ne vous grondez pas tant; c’est m’affliger encore. MOKTFORT.

Ah! votre ame est sensible autant que votre voix. Vous me pardonnez donc?

ZOÉ. '

Oui, puisque je vous vois.

a 7 a NATHAN LE SAGE.

Vous allez me trouver bien simple et bien naïve; Niais Brigite est chrétienne, elle est persuasive. D’après tous ses discours, je croyais bonnement, Et cette vision m’agitait en dormant...

Vous riez?

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