‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 227 sur 286 · SIR A R HO LD · texte numérisé non relu

SIR A R HO LD

Vous n’auriez pas le ternp%j c'est à deux pas d’ici.

SIR OLIVER

Bon. Mosès peut me rendre un fripon accompli.

Avant que nous soyons au détour de la rue.

MOSÈS

Un moment. C’est ici que se fait l’entrevue.

SIR ARNOLD

Chez moi ?

MOSÈS

Chez vous, monsieur* c’est ma condition;

Il faut soigner un peu sa réputation.

Je puis entrer chez vous ; on connaît vos affaires :

Je ne veux pas prêter le flanc à mes confrères.

Sir Charle est prévenu. Vous savez qu’aujourd’hui Un honnête usurier ne peut entrer chez lui.

Il est depuis long-temps sans aucune ressource;

Et je compromettrais mon crédit à la bourse :

Mes envieux partout iraient me décrier.

SIR ARNOLD

Personne ne le voit, pas même un usurier!

N’importe à cet essai bien loin que je m’oppose,

J’en veux savoir l’issue. Allons, Rouley, pour cause,

Suis mes pas. Sans adieu, mon ami; je veux bien Vous prêter ma maison pour ce grave entretien; Garantissons Mosès des fureurs de l’envie :

Charles vient ; je vous laisse en bonne compagnie.

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