ACTE II, SCÈNE VI. 3a
SIR CHARLES
Brisons-là dessus.
SIR OLIVER
Soit. Dites-moi, je vous prie,
Feu votre père avait beaucoup d’argenterie ?
Oui.
SIR OLIVER
Des plats ciselés, des vases somptueux.
SIR CHARLES
Bon. Tout cela, mon cher, était bien fastueux.
Dans un besoin...
SIR OLIVER
J’entends; la vaisselle est fondue.
Et sa bibliothèque... ?
SIR CHARLES
Elle est aussi vendue.
« SIR OLIVER
Quoi ! ces livres si beaux , rassemblés de si loin ,
Au prix de tant d’argent, de recherche et de soinl
SIR CHARLES
Faut-il donc pour soi seul garder tant de science?
SIR OLIVER , à part.
Quel esprit de désofdre et quelle insouciance!
(Haut.)
A qui sont-ils vendus?
Ma foi, je n’en sais rien.
Mosès, non plus que moi, ne s’en souvient pas bien.
MOSÈS
Je fais cas des sa va ns ; j’estime la lecture;
Mais j’ai peu travaillé dans la littérature.
SIR OLIVER
Ainsi vous n’avez rien à vendre désormais?
SIR CHARLES
Ma foi , non ; rien du tout ; sinon de vieux portraits.
SIR OLIVER
De vos parens ? Monsieur ne voudrait pas les vendre ?
SIR CHARLES
Mon petit Prémiuin, il faudrait nous entendre.
SIR OLIVER
Vous y consentiriez !
Vos cousins !
Mais si quelque amateur... *
SIR OLIVER
SIR CHARLES
Mais très-fort.
SIR OLIVER
rjun'
Vos grands oncles , monsieur !
Oncles , tantes , cousins , les aïeux , les aïeules , Auguste.** importans , vénérables bégueules;
Le tout au plus olliant.
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