‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 242 sur 286 · SIR GEORGES, LADY JOSÉPHINE · texte numérisé non relu

SIR GEORGES, LADY JOSÉPHINE

LADY JOSÉPHINE

Voulez bien, monsieur, m’expliquer ce mystère?

SIR GEORGES

Oh! rien n’est plus aisé. La chose est assez claire.

LADY JOSÉPHINE

Aux genoux d’Élisa pourquoi me nommiez-vous?

SIR GEORGES

Oui, sans doute... Il est vrai... j’étais à ses genoux.

Je vous nommais , je vais vous expliquer la chose.

' tome ni. 22

Et mon amour pour vous en est l’unique cause.

LADY JOSÉPHINE

Comment donc ?

SIR GEORGES

Malgré moi tout le fait éclater.

La petite elle-même a paru s’en douter.

LADY JOSÉPHINE

Eli bien!

SIR GEORGES

Eh bien, ce doute, en venant à paraître.

Auprès de quelques gens pouvait vous compromettre ; Et, pour le dissiper, moi, j’ai sur cet objet,

Raisonné quelque temps avec elle en secret.

LADY JOSÉPHINE

Je comprends. •

SIR GEORGES

La manière est peut-être un peu vive.

LADY JOSÉPHINE

Je la trouve assez neuve et très-persuasive : * Raisonnez-vous toujours de cette façon là?

SIR GEORGES

Non. Mais c’est une enfant; vous concevez cela.

Il fallait l’éblouir, bazarder quelque phrase ,

Un ton sentimental, et même un peu d’empliase.

A propos , venez donc me donner votre avis Sur mon ameublement; vous me l’aviez promis.

LADY JOSÉPHINE

Paix. Je rentre : on pourrait remarquer notre absence.

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