ACTE IV, SCÈNE I. 3/ji
Des plaisirs qu’il n’a plus il conserve le goût;
Sitôt qu’on devient gueux , on desire , et c’est tout.
Moi , je me suis réglé sur de plus surs modèles , Courtisant les maris , les tuteurs et les belles ,
Blâmant , contrôlant tout , sans renoncer à rien ,
J’aurai su joindre ensemble honneur, plaisir et bien.
Je me sens révolté quand quelques bonnes âmes Mettent tout leur mérite à bien tromper des femmes. C’est bien; mais dans cet art fût-on très-entendu,
Ce qu’on prête est toujours exactement rendu.
Le mieux c’est de tromper les femmes et les hommes. C’est un vrai bal masqué que le temps où nous sommes: Et si l’on veut au bal être considéré.
Il faut bien y porter un masque révéré.