‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 255 sur 286 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

SIR CHARLES

C’est de moi qu’il se plaint ! Mon Dieu , qu’il se rassure ; Ces prétentions là , c’est moi qui vous le jure , N’existèrent jamais. Elle a beaucoup d’appas ,

Des grâces, de l’esprit, mais je n’y songe pas.

En effet , il a pris une bien jeune femme.

U s’en aperçoit donc? ou peut-être madame S’aperçoit quelle a pris un mari déjà vieux?

SIR GEORGES

Les scandaleux discours!

SIR CHARLES

Joséphine est au mieux.

Un jour, cela soit dit entre nous, mon cher frère,

J’ai cru m’apercevoir que je pourrais lui plaire,

Par caprice, sans doute, et non penchant du cœur; Mais je' n’ai pas voulu tracasser mon tuteur :

D’ailleurs , j’aime Élisa ; c’est pour toute la vie ;

Et je ne me permets aucune fantaisie.

SIR GEORGES

Bon ; voilà qui pourra tranquilliser l’époux.

Supposez que la dame eût du penchant pour vous , Est-ce que vous pourriez...?

SIR CHARLES

• A quoi bon cette enquête ?

Répondez.

SIR GEORGES

Si , près d’elle admis en tête à tète ,

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