‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 282 sur 286 · BRULART, GOURVILLE · texte numérisé non relu

BRULART, GOURVILLE

GOURVILLE , à part.

Imprudence ou non ; ma foi, je n’y tiens plus.

BRULART, rêvant.

Faisons taire Aubertin pour deux milliers d’écus.

Il ne se taira pas.

GOURVILLE , haut.

Ni moi.

BRULART

Qu’est-ce?

GOURVILLE

Honnête homme ,

Reconnaissez-moi vite , et rendez-moi la somme ,

4oo NINON.

Qu’autrefois, comme un sot , j’osai vous confier.

BRULART

Vivant! et de retour! A ce point m’efFrayer!

Quel péril! un ami déplorait votre absence:

Vous le faites gémir, mais de votre présence.

Du mystère ! un secret ! car l’on vous tient pour mort.

COUKV1LLE,

Tenez-moi pour vivant. ,

BRULART. t

Mais vous avez grand tort.

GOURVILLE

D’être vivant?

BRULART

Non pas.

GOURVILLE

De quoi donc?

BRULART

De permettre

Que l’on sème un faux bruit qui peut vous compromettre.

GOURVILLE

Soit. Rendez-moi d’abord mes contrats.

BRULART

Vos amis

Pourraient en même temps se trouver compromis.

■ GOURVILLE

Mes contrats. «

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