‹ Theatre posthume de MJ. De Chénier, précédé de considérations sur la liberté du théatre en FranceChapitre 68 sur 286 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

Tout périt; des morts sans nombre Souillent ce pompeux séjour;

Ce qu’épargne la nuit sombre Est dévoré par le jour.

Mères, épouses plaintives,

Font retentir sur nos rives Le nom du dieu de Délos;

Ses temples et ses images Ne reçoivent pour hommages Que de stériles sanglots.

Bacchus , jeune amant d’Erigone,

Allume tes flambeaux qui ramènent les jeux; Dieux des monts Lyciens, dieux enfans de Latone, Préparez vos traits et vos feux.

Et toi, dieu puissant d’Olympie,

Viens foudroyer le Mars impie Qui fait peser sur nous son bras ensanglanté :

Que le monstre inhumain coure et se précipite Dans les mers de la Thrace où mugit Amphitrite Sur des bords inconnus à l’hospitalité.

ŒDIPE-ROI

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