Scène III PAUL, MADELEINE, JEANNE, MARTHE
MARTHE, avec une amère ironie.
Eh bien! je vous trouve charmantes!
Calmes comme des eaux dormantes, Mais pas plus sûres!
MADELEINE, abasourdie.
Tu dis?z..
MARTHE, très animée, à Madeleine.
- Quoi !
Je t'invite à venir chez moi, Ainsi que ton frère et Jeannette, Pour faire ensemble la dinette; Tu me réponds que ta maman Vous emmènera sûrement À la campagne; moi, j’en pleure; Et par grand hasard, tout à l'heure, J'apprends que vous êtes ici!
. MADELEINE, faisant un pas vers Marthe.
Ecoute, Marthe...
MARTHE, ne voulant rien entendre.
Ah! non! merci!
MADELEINE
Ton chagrin me fait de la peine.
JEANNE, un peu vivement.
Est-ce la faute à Madeleine
Si sa mère a changé d'avis?
MARTIIE, avec dépit et chagrin.
Tous les trois vous êtes ravis
De ne pas venir. À votre aisel Je ne verrai plus que Thérèse.
MADELEINE, faisant encore un pas vers Marthe. Mais nous aimons tous à te voir, Ma petite Marthe!
.MARTHE, violemment.
Bonsoir!
(Elle tourne les talons et sort vivement à droite. Madeleine Ja regarde s'éloigner, puis elle se tourne vers le public avec un geste de découragement et une exclamation.)