JEUX
Ils doivent èlre ré;:lés avec le plus £:rand soin, selon les indications du texte, jiuis, chacune des actri(;es connaissant bien son ntle et sa |»lace. exécutés avec beaucoup d'entrain.
Le plus ((unpiiqué est le jeu du Comte et du Château. Je rai)pelle ici les places occupées par les actrices : à l'extrême liauche Aveline (le roi), face au public; à un pas vers la droite, Mengette (la reine), face au jiublic ; en faisant encore nn i)as Vers la droite. Bonne (le bnurr.Niu), face an publie. Près du
bourreau, mais plus au l'oud, un peu plus à droite, et regardant le Hèlre (par conséquent, de profil par rapjiort au public), se trouve Miclu'lle, (|ui (i'iure le Château. De profil aussi, et regardant le Hèlre, il y a les quatre Pierres : Ilauviette, Jeanne, Alison et Colette. Elles sont placées ;i droite et à gauclie de Micbelle et à un pas ou deux en avant, sur une seule ligne on sur deux. Si elles sontsur deux lignes, c'est Colette et Ilauviette (placées aux deux ailes) qui seront en avant. De cette manière on verra mieux toutes les actrices, et le Château paraîtra crénelé. Dans la partie droite de la scène, Isabeau (le Comte) est seule au moment où le jeu commence.
Pendant le jeu de l'Ane, la danse consistant à rythmer sur place l'air du refrain doit être exécutée très nettement et avec un ensemble parfait. Cela n'est pas si facile, car il faut lever le ])ied et frapper le sol très rapidement, surtout aux passages où il y a des doubles croches. Chaque note doit être frappée, alternativement, avec l'un ou l'antre pi(Hl, de façon que l'on puisse reconnaître l'air par le lyllmic seul, comme s'il était joué sur un tambour, ou sur une t.ildc. avec les doigts. On commence en frappant b' |)ied gauche et mi Unit en frappaiit le jWcd droit.
MUSIQUE
Tout en renvoyant h la partition pour les iiidicalidiis particulières (mouvements, nuances, etc.), je peux faire ici deux recommandations très générales : la ](remière est de méditer avec soin ces indications, afin d'exécuter les morceaux dans leur vrai caractère; la seconde est d'être extrêmement attentif au moment où le parlé succède à la musi(iue, on récipioquement, et de marcher liien d'accord lors(|ue l'un et raiilre vont ensemble.
La première recommandation csl fort utile, à ce qu'il parait, car j'ai parfois entendu exécuter avec une jirofonde nudancolie des morceaux marques : « gaimeut ■> ou " avec entrain ». De même, j'ai entendu jouer très fort ou chanter à pleine voix ce qui était marqué « pianissimo ».
La seconde i-ecomnumdation est plus nécessaire encore.
L'auteur a voulu produire certaines impressions par l'alternance du parlé et de la musi(iue, et, à des endroits netlement déterminés, par leur union passagère; il croit èlre le meilleur juge (en ce (|ui coiiceriic son ceuvre) de l'opporlunile de ces ((unbinaisons diverses, et il prie les exécutants de voujoii- bien se conformer aux indications contenues diuis le lexle de la pièce et dans la partition musicale.
LA l'HEMIÈRE VISION DE JEANNE DARC 101
DICTION
Les acteurs novices parient [iresque tonjonrs trop vit(î et oublient de iuan|uer les temps nécessaires pour faire comprendre, par un p-ste, une iitlilude, uni' exfiression du visajic, ce rjui se passe en eux ou autour d'eux. Alors le pnitlic n'a pas le temps de les suivie et beaucoup de choses lui cclia|tpt'nt.
J'ai assisté à une représentation do la Pri'imcre Vision de Jeanne cTArc qui a duré viiigt-cin(| minutes. Elle aurait dû prendre exactement le double.
Il arrive très souvent, lorsque des acteurs jouent bien, (|ue les moments où ils se taisent sont ceux où ils intéressent et émeuvent le plus, ceci étant, du reste, conforme aux intentions de railleur.